Soleil rouge -- Une histoire du cinéma rebelle japonais
- ÉditeurFACONNAGE
- Parution06 octobre 2026
Prix TTC
Avant-gardiste, populaire, rebelle, provocateur, le cinéma japonais des années soixante-dix fut un tournant. À l’image d’Hollywood ou de Cinecittà, une boîte de Pandore s’est alors ouverte pour des films qui n’ont plus peur de tout voir et d’afficher leur soif de liberté dans un monde en ébullition. Tandis que l’Amérique voit surgir le Nouvel Hollywood en réponse aux idéaux libertaires de l’époque, le Japon rentre dans une nouvelle ère, loin des valeurs polies et des conventions qui brident une société qui ne tolère pas les clous qui dépassent.C’est cette histoire que raconte Soleil Rouge, le premier livre consacré aux marginaux, aux déclassés, aux énervés, à toutes les dites anomalies qui ont peuplé ce cinéma qui, durant plus d’une décennie, des années soixante au début des années quatre-vingts, n’a cessé de se réinventer en bousculant les codes, les genres et les identités. Film de sabre, d’espionnage, de yakuzas, de tireurs d’élite, de gangs féministes, de prisonnières vengeresses et de corps troublants sondant au plus loin les fantasmes d'un pays en plein bouleversement socio-économique, cette révolution passe le plus souvent par un cinéma commercial construit au plus près des désirs de son public. Un cinéma du peuple, parfois malfamé et violent , tantôt génial, brûlant, expérimental, libérateur, anar et puis soudain conservateur ou patriotique. Un cinéma où les plus grands cinéastes de l’époque se côtoient parfois pour un ultime tour de piste avant de se faire écraser par la boule à facette d’un capitalisme d’où sortiront une galerie d’idoles le regard perdu dans le vide.
