La parenté des langues
par Gilles Hanus
Langage et traduction selon Walter Benjamin
Crédits & contributions
- ÉditeurELIOTT EDITIONS
- Parution05 mars 2026
Prix TTC
Pas encore paru
Ce titre n’est pas encore paru. Vous pouvez le réserver dès maintenant.
Un essai original sur Walter Benjamin Et si le langage n'était pas d'abord social ? S'il n'était pas, contrairement aux apparences aveuglantes, un simple moyen d'exprimer quelque chose ? S'il était plutôt le milieu rendant possible l'expression ? Ce sont ces hypothèses qui fondent l'étonnante conception du langage de Walter Benjamin, exposée dans un texte difficile et inspirant écrit à l'âge de vingt-quatre ans et resté inédit du vivant de son auteur. Le langage ne serait pas d'abord communication mais nomination, c'est-à-dire aptitude à saisir le langage muet des choses pour lui conférer une forme plus parfaite – ce que fit, à en croire Benjamin, Adam nommant les animaux que Dieu lui présentait. Qu'en est-il dès lors de la traduction ? se demande Benjamin. Elle ne saurait se réduire au passage d'une langue à une autre frayant aux lecteurs étrangers un accès à l'original, mais vise à rendre patente la parenté des langues, à réactiver le souvenir de la langue adamique, sous une forme neuve, annoncé par certains textes prophétiques.
