revue catholique internationale Communio

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Peut-on justifier l'appropriation privée des biens de ce monde commun ? À l'heure où l'extension de la propriété menace les équilibres écologiques, géopolitiques et familiaux de nos sociétés, il est tentant de s'en tenir à l'opposition frontale entre les réponses « chrétienne » et« libérale » à cette question : don de la création contre res nullius disponible à l'appropriation privée , bien commun et partage contre individualisme possessif , valeur d'usage contre possession sans finalité. Pourtant, les « libéraux » classiques étaient pour une large part les héritiers du dominium scolastique. Léon XIII défendait comme eux un droit « naturel » et « sacré » à la propriété, au-delà de l'héritage thomasien auquel il se réfère. De surcroît, l'invitation au« partage » constitue paradoxalement l'expression la plus pure du capitalisme sauvage, lorsqu'elle s'applique aux données personnelles ou aux enfants. Une clarification de la critique catholique de la propriété libérale s'impose donc.