BARQUE éCHOUéE
Crédits & contributions
- ÉditeurCARAVELA
- Parution03 décembre 2025
- CollectionRomans d’ailleurs
Prix TTC
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« Emilio Vega, le peintre de la mer. C’est ce que tout le monde disait. Il ne peignait que des canots ou des barques échoués sur fond de ciels marins, le plus souvent sur des planches de bois ou des couvercles de boites de cigares. Un fragment arraché à la coque d'un bateau, ou un morceau de bois taché et troué par des années d'immersion dans l'eau de mer, lui servaient aussi de support. Des amis lui fournissaient de la peinture et ses doigts s'agitaient alors, mus par un élan d'inspiration. Les faces internes de coquillages de la taille de sa main attiraient même ses pinceaux les plus fins. Sur la transparence de la nacre, il faisait naître les eaux et les ondulations d'un aquarium, traversé par une minuscule barque à rames à peine plus grande qu'un insecte. Il peignait sur tout ce qu'il trouvait des paysages de mer et, quand il arrivait avec sa production sous le bras, l'homme de l'atelier d'encadrement le regardait, se mordait légèrement les lèvres en tordant sa bouche sur le côté, mais ne lui refusait rien. Une barrette de cheveux en porcelaine qu'il avait trouvée par terre lui avait même servi pour peindre un minuscule bateau qui semblait voler sur la vibration bleutée d'une petite vague… » Le nom de Vega commence à grandir dans les milieux de l'art, mais sa vie reste un mystère. On ignore dans quelles circonstances il a disparu il y a quelques décennies. Mais voilà que surgit un très vieil homme qui affirme : « J'ai connu Emilio Vega ». Cet étrange personnage, taiseux, fragile et presque aussi énigmatique que le peintre, va lentement entraîner le narrateur du roman, jeune expert d'une galerie d'art, dans un labyrinthe qui lui fera découvrir, outre de nouvelles oeuvres ‒ vraies ou fausses ? ‒ de l’artiste disparu, quelques traces ténues, éparses, mais essentielles de la vie du peintre et lui fera finalement comprendre par lui-même le mystère de sa disparition. Un très beau roman sur la peinture, la mer, la marginalité, la vieillesse et la mémoire.
