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La pratique de la psychanalyse ne laisse d’autre choix au psychanalyste que d’interroger sans cesse les modalités de son investissement des cures qu’il conduit, c’est à dire son rapport inconscient aux transferts, à ses patients et à leur réalité psychique. Et cette interrogation, qui porte sur son désir, il ne saurait la soutenir seul : elle est au coeur de toute formation du psychanalyste. Il s’agira ici de ce qui est exigible de qui se propose comme praticien de la psychanalyse freudienne: une modalité de présence pour laquelle le désir prime sur le narcissisme. Être en mesure de soutenir cette position subjective est le résultat attendu des dispositifs de formation « permanente » du psychanalyste: son analyse personnelle d’abord, puis les cures contrôlées, les supervisions et groupes cliniques... L’enjeu de cette formation est de maintenir vivant et ouvert le rapport à l’éthique freudienne de celles et ceux qui peuvent en avoir terminé, provisoirement ou définitivement, avec leur expérience du divan, sans en avoir fini avec... leur analyse, puisqu’ils ont choisi d’en relancer de façon renouvelée les ouvertures inconscientes dans leur pratique quotidienne et les transferts dont ils acceptent d’être le lieu d’adresse. C’est un parcours sans fin. Et parce que c’est un parcours sans fin, la méthode freudienne va nécessairement porter l’interrogation également sur son début. D’où vient, à certaines et à certains, ce désir d’analyste qui les habite comme une passion et leur fait choisir ce métier?