Être veuve sous l'Ancien Régime

par Scarlett Beauvalet-Boutouyrie, Laurent Bourquin

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Les veuves des XVIIe et XVIIIe siècles n’étaient certainement pas plus nombreuses qu&#8217aujourd&#8217hui mais leur veuvage se présentait de manière bien différente En raison d&#8217une mortalité élevée les durées moyennes de mariage ne dépassaient guère vingt ans si bien qu&#8217au moment du veuvage les femmes étaient encore jeunes et bien souvent chargées d&#8217enfants Comment parvenaient-elles à surmonter cette épreuve ? Le sujet n&#8217a été traité dans aucun livre jusqu&#8217à ce jour Les représentations du veuvage saisies à partir du discours des clercs de la littérature et des témoignages du temps sont souvent caricaturales L&#8217analyse des réalités démographiques juridiques et économiques a fait voler en éclat les images de dévotes et de veuves joyeuses En réalité les sphères d&#8217intervention des veuves étaient nombreuses et variées : éducation des enfants gestion du patrimoine travail ou action charitable mais largement conditionnées par leur condition socio-économique Toute une palette de situations caractérisait les veuves : le veuvage offrait aux femmes des catégories sociales favorisées la possibilité de jouir d&#8217une véritable indépendance et leur donnait de nombreuses possibilités d&#8217action les plus isolées et les plus démunies n&#8217avaient d&#8217autres recours que la charité pour survivre Quant à la grande masse des femmes de condition intermédiaire elles devaient bien souvent se contenter d&#8217une existence médiocre faisant jouer les solidarités familiales</p>