De l’Académie de beaux-arts aux chantiers de l’Empire
Culture architecturale et réforme urbaine à Madrid (1770-1814)
Crédits & contributions
- ÉditeurECOLE ROME
- Parution25 juin 2026
- CollectionBibliothèque des Écoles Françaises d'Athènes et de Rome
Prix TTC
Madrid ou la construction d’un nouveau modèle architectural en Europe La création, en 1752, de l’Académie des beaux-arts de San Fernando ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de l’architecture espagnole. Quelques années suffisent, en effet, pour qu’elle devienne l’épicentre de la création et de la diffusion d’une culture architecturale originale, qui puise son inspiration dans toute l’Europe et notamment à Rome, où elle envoie ses élèves. Si bien que, à partir des années 1770, l’Académie va même jusqu’à redéfinir les pratiques, les ambitions et les principes de l’architecture espagnole, et ainsi mettre en application ses théories à Madrid. Les autorités, animées par les idéaux des Lumières, soutiennent alors tout un programme d’embellissement et d’équipement de la capitale, qui, dès le tournant du siècle, illustre l’évolution théorique et stylistique du nouveau classicisme espagnol. En 1808, l’invasion de l’Espagne par Napoléon marque une rupture dans l’histoire urbaine de Madrid. Ses institutions, son espace urbain, son architecture font alors l’objet de profondes transformations, qui la rapprochent d’autres initiatives européennes, comme celles de Joseph Bonaparte à Naples, répercutées plus tard à Madrid. À cette occasion, l’idéal réformiste des Lumières se ravive, et laisse entrevoir la possibilité d’une ville nouvelle, dont les projets, souvent inachevés, inspireront les grands chantiers madrilènes du XIXe siècle.
