Femmes dans l'artisanat à Lyon au XVIe siècle
Crédits & contributions
- ÉditeurPU LYON
- Parution27 août 2026
- CollectionLignes de partage
Prix TTC
À partir d'un travail d'archives qui reste à ce jour inégalé, Natalie Zemon Davis démontre que les femmes étaient bel et bien au travail dans l'artisanat lyonnais du XVIe siècle, une réalité historique essentielle et trop longtemps ignorée. D'abord intéressée par le monde des imprimeurs lyonnais de la Renaissance (sur lequel elle rédige son doctorat), la jeune historienne constate que les femmes ne sont pas absentes des archives qu'elle consulte dès 1952, mais peu évidentes à repérer. Surtout, elles n'intéressent pas les historiens. Elle mène donc une enquête au féminin, et découvre peu à peu que les femmes travaillent dès la Renaissance dans tous les secteurs de l'artisanat lyonnais (notamment dans l'emblématique fabrique de la soie), selon différents status et pas seulement au sein du foyer familial . Natalie Zemon Davis recense quelques apprenties, de très nombreuses filles ou épouses qui travaillent mais la plupart sans contrat et sans salaire, des veuves qui deviennent patronnes après la mort de leur mari et même des cas exceptionnels de femmes mariées patronnes dans un secteur différent de celui de leur mari. Elle dresse ainsi le portrait de Thoine Baton, faiseuse de cordes, ou de Claude Cousande, chapelière. Natalie Zemon s'appuie sur ces cas pour tirer des conclusions plus larges qui ont ouvert la voie à toute l'historiographie sur le travail des femmes à l'époque moderne . Le texte est présenté et replacé au sein de l’œuvre de Natalie Zemon Davis par Elisa Andretta, Michèle Clément, Michel Jourde et Monica Martinat. La postface, qui montre en quoi elle fut une pionnière de l'histoire des femmes et en quoi ses travaux inspirent encore les recherches des historiennes actuelles, est signée Anna Bellavitis.
