Théorie allemande et pratique française de la liberté
Crédits & contributions
- ÉditeurL'HARMATTAN
- Parution03 mai 2000
- CollectionLa philosophie en commun
Prix TTC
Que faire aux époques où le libéralisme paraît être l'unique liberté ? Le penser, sans doute. Ainsi y eut-il, en Allemagne, au XIXe siècle, une formidable élaboration théorique du concept de liberté, tellement décisive qu'elle fit croire que la pensée changerait l'histoire. Les consciences, émancipées par la philosophie allemande, allaient mener le monde vers une pratique de la liberté autrement libératrice que celle, simplement formelle et libérale, à laquelle l'événement irréfléchi et incomplet de la Révolution française semblait avoir arrêté l'histoire de la liberté. Armée de la réforme feuerbachienne de la conscience réformée, l'Allemagne devait se révéler le sujet politique enfin prêt, selon Arnold Ruge en 1843, pour la liberté politique inventée en France ; ou, selon Marx en 1844, pour l'épopée prolétarienne d'une révolution sociale et socialiste.
