Socrate contre Antigone ? - Le problème de l'obéissance à la loi inique en philosophie morale
Crédits & contributions
- ÉditeurTEQUI
- Parution02 mars 2005
Prix TTC
Cet ouvrage, se référant à quelques points fondamentaux de l'enseignement de saint Thomas d'Aquin, est destiné à tous les veilleurs de l'intelligence et toutes les sentinelles de la conscience qui veulent enraciner dans la justice leur réaction aux lois injustes. « L'injustice, mieux vaut la subir que la commettre. Mais mieux vaut parfois la combattre que la subir. » Par ces propos, l'auteur renvoie à deux réactions, qui paraissent opposées, face à une loi injuste : Socrate, injustement condamné, boit la ciguë afin de ne pas désobéir à l'ordre établi ; Antigone désobéit à une loi injuste, entraînant sa propre condamnation par le pouvoir en place. Cet essai développe donc la question de l'obligation morale face à une loi injuste en manifestant les liens étroits entre conscience, justice, loi et obéissance. Ne faut-il pas respecter l'autorité, parfois avec abnégation, plutôt que de risquer un chaos social ? Pourtant, n'est-ce pas la dignité de l'homme de savoir s'opposer à des ordres contraires à sa conscience ? Dans un contexte où de plus en plus de lois s'opposent à la conscience, que ce soit au niveau bioéthique ou de la famille et du mariage, ou tout simplement parce que nombre de lois écartent de la prospérité plutôt que d'y conduire, il devient urgent de savoir à quel moment l'objection de conscience doit laisser place à la désobéissance civile, à quel moment passer de « l'alerte Socrate » à « l'alerte Antigone ». L'auteur Thierry de Vingt-Hanaps est diplômé d'un DEA en philosophie et d'un DESS en gestion. Il a été finaliste du Prix Jeune Cicéron du discours politique. Chroniqueur de Liberté Politique. Claude Rousseau, maître de conférences à la Sorbonne (Philosophie) G. de Gislain ancien doyen de la faculté libre d'économie et de droit
