Claudel thomiste ?

par Dominique Millet-Gérard

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La critique littéraire a plutôt eu tendance, depuis la mort de Claudel, à minimiser son “thomisme”- Pourtant, de son propre aveu, le poète avait lu saint Thomas, et de près. Nous essayons de montrer ici que, étranger à toute école et en particulier aux querelles de ce siècle autour de l‘héritage thomiste, il pratique une lecture individuelle, originale et vierge du théologien, qui lui inspire et sa vision du monde et sa doctrine poétique. On peut lire dans cette perspective un recueil comme Connaissance de l’Est. Claudel, curieux de tout, s‘entretient aussi avec les hommes de science : témoin en est un échange épistolaire avec le savant botaniste allemand Hans André, que nous traduisons. En tangence parfois naïve avec d‘éminents théologiens, Claudel reste un penseur solitaire, ne cessant de méditer et d‘approfondir un thomisme poétique qui apparaît comme le ciment intérieur d‘une puissante et complexe personnalité.