L'héritage classique - la tragédie entre 1680 et 1814

par Jean-Pierre Perchellet

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" Sur le Racine mort, le Campistron pullule. " Ce vers de Victor Hugo n'a pas peu contribué à discréditer les successeurs de Racine. Cependant, la création de Phèdre, en 1677, ne signe pas l'acte de décès de la tragédie. Après 1680, nombreux sont ceux qui s'essaieront encore au genre prestigieux entre tous. Pourtant la tragédie au dix-huitième siècle reste largement méconnue. Pour beaucoup, le théâtre des Lumières paraît se limiter aux comiques, Marivaux et Beaumarchais, ou à l'inventeur du drame bourgeois, Diderot, et bien souvent, on passe directement de Phèdre à Hernani, en oubliant un siècle et demi de l'histoire de la tragédie, congédiant Crébillon, La Motte, Belloy, Ducis, Chénier, considérés comme " non tragiques ". Cette étude ne cherche pas à réhabiliter la production tragique des années 1680 à 1814, mais veut la présenter sans préjuger de la qualité littéraire ou artistique des œuvres ; et au-delà de la nécessaire mise au point sur l'importance du genre, l'étude de la tragédie, en confrontant discours théorique et pratique d'écriture, permet aussi de rendre compte de l'évolution du goût des Parisiens, de retrouver le chemin conduisant du classicisme au romantisme en rendant justice aux audaces de ces auteurs trop souvent oubliés ou dénigrés par ceux qui se prétendent " novateurs " après 1815.