Le spiritisme dans la littérature de 1865 à 1913 - perspectives européennes sur un imaginaire fin-de-siècle

par Patrizia d' Andrea

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Le spiritisme, en tant que phénomène culturel protéiforme dont la durée de vie dépasse et précède de peu les dates imparties par le corpus littéraire choisi (1865-1913), relève d’une mythologie à part entière qui oscille sans cesse entre la littérature, la philosophie et les sciences occultes. La littérature de la deuxième moitié du XIXe siècle est elle-même en quête d’identité à l’issue des grands mouvements qui la caractérisent : romantisme, réalisme, symbolisme, naturalisme. Notre perspective d’analyse, compte tenu de cette situation esthétique et poétique de la littérature, est axée sur le langage et l’écriture : quelle est l’incidence de l’inspiration spirite sur la constitution du texte ? La problématique est ainsi celle de la forme et du contenu dans le sens d’une redéfinition de l’écriture et de l’art. Le but des analyses que nous proposons consiste à cerner, dans une perspective comparatiste, les rapports et les échanges entre la littérature et le spiritisme, interaction qui aura tendance à embrasser tous les domaines de la culture. Les formes narratives engendrées par cette rencontre étant la plupart du temps protéiformes, il serait inexact de parler de « genre littéraire spirite ». Il sera donc question de mettre en lumière les stratégies narratives les plus récurrentes qui peuvent rendre compte au mieux de cette interaction dans les domaines de l’imaginaire, de l’histoire de la pensée et du psychisme. La complexité d’un tel sujet lance un défi non seulement aux savoirs de l’époque mais aussi à l’écrivain et à la création artistique. Patrizia D’Andrea est titulaire d’un doctorat de Littérature comparée de l’Université Paris-IV Sorbonne. Ses recherches portent spécialement sur les influences de l’ésotérisme en littérature, à la fois en France, en Italie et au Royaume-Uni.