Ce que se parler veut dire - la représentation du monologue dans les romans de Stendhal
par Laure Lassagne
Crédits & contributions
- ÉditeurCHAMPION
- Parution29 février 2016
- CollectionRomantisme et modernités
Prix TTC
Le monologue n’est pas pour Stendhal un simple artifice de romancier : il renvoie à une conformation d’esprit caractéristique des hommes de sa génération, enclins à l’autoanalyse permanente. Stendhal entend traduire dans ses romans cette disposition d’esprit. La représentation du monologue articule deux domaines : la philosophie du sujet et, plus largement, l’appréhension que Stendhal et le début du XIXe siècle ont de l’intériorité, et les questionnements de l’auteur sur l’écriture des pensées dans le roman. Le monologue stendhalien contribue à renouveler les conceptions et les pratiques de chacun des deux champs. Il bouscule les normes littéraires et modifie l’imaginaire du moi, la perception du fait subjectif infléchie dans un sens libéral conforme aux convictions de l’auteur.
