L'heure qui dépasse
Crédits & contributions
- ÉditeurPU MIDI
- Parution23 avril 2026
- CollectionNouvelles Scènes
Prix TTC
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« Rouillages, Rouillages… une heure d’arrêt. » Une heure qui dépasse, qui déborde, qui déraille. Une heure dans cette gare en vrac, aux côtés de personnages en friche, qui résistent en chantant. « Rouillages, Rouillages, prenez garde à l’intervalle entre le marchepied et le quai. » Albert Jalbert, Annet et Jeanne errent dans la gare de Rouillages, à moins qu’ils ne la hantent. Annet, chef de gare, chante son amour des trains, promesse d’un printemps qui n’arrivera peut-être jamais. Jeanne a tout vécu, tout connu, tout traversé, tout s’entasse en elle mais jamais ne meurt. Albert Jalbert, quant à lui, n’a pas d’histoire, il s’enroule dans la gare comme on se réfugie dans un rêve ou au creux de ses draps. Et puis il y a le Petit Coutard, insaisissable et fantomatique, qui traverse la gare sans jamais la toucher – à moins qu’il ne soit la gare. Une annonce brutale déchire l’espace-temps des personnages : leur heure est effacée, annulée, éclipsée. Mais ils ne renonceront pas au printemps des trains, ne ploieront pas sous le poids du barrage, ne se laisseront pas dicter leur tempo. Au bord de cet espace-temps troublé, le Pianiste accompagne, guide, impulse ou distord le rythme. « Rouillages, Rouillages… une heure d’arrêt » – ou plus.
