Charles de ziegler 1890-1962

par VEYRAT OLIVIER, Olivier veyrat

Crédits & contributions

EAN

Prix TTC

39,00
Indisponible

On reconnaît au premier coup d'œil un Ziegler . A ce qu'il représente, bien sûr. Immanquablement une vue du canton de Genève. Si possible avec fond de Salève, un coin charmant de la vieille-ville ou une femme pudiquement nue. Mais surtout, ce singulier mélange de crayon, de gouache et d'huile donne à ses œuvres une tonalité sépia qui fait reconnaître l'artiste entre tous.¿ C'est ce qui frappe, chez ce peintre. Et qui fait de lui un peintre aussi familier que le général Guisan dans les bistrots : cette tonalité sépia, je veux dire son art de nous montrer toute chose qu'il a regardée et aimée comme si celle-ci avait aussitôt accepté de poser pour lui, docilement prête à se laisser transfigurer pour l'éternité. Bardé de son chevalet et de sa palette comme un photographe de son trépied, Ziegler était porté à saisir non pas l'instantané mais la permanence des lieux qui lui semblaient les plus dignes de résister au temps. De cette première moitié de vingtième siècle, surtout celle avant-guerre, il voulait en somme témoigner celle où l'on pouvait encore contempler la campagne, un coin de vieille-ville ou le corps d'une femme en toute sérénité. Oui, on se plait, dans les oeuvres du peintre genevois, à rêver d'une époque qui n'était sans doute pas plus insouciante que la nôtre, mais disons, plus simple. Voilà pourquoi il y a quelque chose de zen dans la peinture de Charles de Ziegler. Elle semble vouloir nous dire Voilà comment les choses devraient demeurer à jamais. Exactement comme Rimbaud s'exclamait Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille ! Serge Bimpage