Ainsi parlait Joë Bousquet
Dits et maximes de vie
Crédits & contributions
- ÉditeurARFUYEN
- Parution10 septembre 2026
- CollectionAINSI PARLAIT LITTERATURE
Prix TTC
Au centre de l’appartement familial du 53, rue de Verdun, à Carcassonne, la chambre de Bousquet est le cocon où mûrissent des scènes venues des profon-deurs de la nuit. Elles deviendront le noyau de ses récits aussi bien que des textes qu’il note dans ces cahiers de couleur qu’il a toujours à portée de main. La nuit est le moment où l’écrivain peut approcher l’essentiel de sa vie d’homme, grâce à la magie du souvenirs, à l’expérience du rêve ou à l’influence des drogues. Démentant les limitations que lui assigne sa blessure, Bousquet s’arroge le droit d’excéder en toute liberté les possibilités imparties à l’humain. « Voilà la découverte par excellence, écrit-il : la parole existentielle. » Cette parole d’éveil et de renaissance le transporte au-delà des codes sociaux et des interdits sexuels. Le voici enfin désincarcéré de cette ambulance qui, le 27 mai 1918, l’a recueilli sur le Chemin des dames, avec un éclat d’obus dans le corps. Dans cette entreprise unique, Bousquet ne se situe pas du côté des philosophes, des spirituels ni même des écrivains Tout autre est son ambition à travers ses notes journalières : ce n’est rien de moins que cerner le non-élucidé de la vie et du langage. Au seuil d’une Seconde Guerre mondiale, sa blessure réouverte, Bousquet s’élève contre les capacités destructrices de l’homme et laisse « se détendre dans les ténèbres de son corps un être plus ardent que soi dont son corps était la prison ».
