Les peuples disparus de la Terre de Feu
Une brève histoire des Yamana (Yahgan), Kaweskar (Akalif) et Selk'nam (Ona)
Crédits & contributions
- ÉditeurYVELINEDITION
- Parution02 juin 2026
Prix TTC
Y a-t-il des génocides réussis qui ne laissent aucun survivant ? Hélas, les mercenaires européens, créoles, avec l'aide des Chiliens et des Argentins, engagés au service des propriétaires terriens installés à partir 1880, y sont parvenus en Terre de Feu, une terre où « un mois par an le temps est mauvais, deux mois il est très mauvais et neuf mois il est horrible », relève John Byron après son naufrage en 1741. Aujourd’hui, cependant, quelques familles revendiquent une ascendance fuégienne. Pourtant ces habitants ont intéressé les explorateurs, Fernand Magellan, d’abord, Darwin et bien d’autres. Ces explorateurs les ont étudiés d’autant plus facilement qu’ils étaient pacifiques. Chasseurs de guanaco ou pêcheurs, ces diverses populations sont toutes nomades, comme si elles avaient raté la révolution du néolithique, de l’agriculture et de l’élevage. Ce sera l’élevage intensif des moutons qui signera leur extermination : il faut supprimer les « sauvages » et les guanacos pour élever les moutons ! Et pourtant ces Fuégiens ont une culture très élaborée qu’il faut connaître pour que leurs voix ne soient pas enfouies dans le silence blanc du Sud.
