Librairie Blanche

La Mort, mais comme en peinture - 50 oeuvres pour penser l'instant final

par Jean GALARD

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Progressant pas à pas à partir de l'analyse d'une cinquantaine d'œuvres d'origines et d'époques très variées, Jean Galard offre une réflexion lumineuse sur la mort, ses représentations sociales, sa symbolique, sa dimension tragique. Si le thème de la mort, un jour, se fait pressant, il n'est pas abusif de se dire qu'une question philosophique, la première de toutes peut-être, s'est alors ouverte. Mais, sous peine de rester vague, ou " abstraite " au mauvais sens du mot, cette question a besoin d'un enracinement ou de quelque manifestation visuelle. L'art ancien, moderne ou contemporain abonde en œuvres offrant de puissants supports à la pensée. C'est dans ce domaine que la présente réflexion s'en va chercher son élan, à condition de choisir les cas où la figuration est le plus porteuse de questionnement théorique, en vue d'un approfondissement progressif. Selon l'époque, selon le lieu aussi, la mort n'a pas la même importance pour l'esprit de tous. Elle fait l'objet d'une intense préoccupation dans la première moitié du XVIIe siècle européen, en peinture notamment, de même qu'elle a beaucoup compté dans les arts au XVe siècle, après l'épreuve de la peste noire. À d'autres moments, au contraire, elle perd de son retentissement social, devenant discrète, intime. Toutefois, quel que soit le degré d'effroi que son attente suscite, les principaux symboles de l'interruption de la vie terrestre demeurent relativement inchangés au cours du temps. Ce sont les crânes ou " têtes de mort " en premier lieu, les squelettes humains décharnés presque aussi fréquemment, les grandes faux, les manteaux noirs à capuche. Le présent ouvrage se propose d'élargir la symbolique de la mort. Il le fait en analysant une cinquantaine de sculptures et de peintures d'origines très variées pour déceler leur signification, qu'il s'agisse de scènes célèbres comme L'Arrestation du Christ du Caravage, d'évocations édifiantes comme le suicide de Lucrèce après son viol peint par Rembrandt, ou du témoignage visuel donné par Zoran Mušič du temps passé entre vie et mort dans le camp de Dachau en 1944-1945. Pourquoi s'adonner à ces évocations, tantôt particulièrement terribles, tantôt plus ordinaires mais jamais indifférentes ? En affrontant, même fictivement, le thème de la mort jusqu'en ses pires aspects, on s'exerce à se rendre l'échéance finale plus familière, à en cultiver la mise à distance, à favoriser l'accès à la sérénité.