Écrits sur l’art
par Robert Storr
Crédits & contributions
- ÉditeurATELIER CONT
- Parution22 mai 2026
Prix TTC
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Cet ouvrage est la traduction d’une sélection d’articles du critique et historien d’art étatsunien Robert Storr, acteur essentiel de la scène contemporaine depuis les années 1970. La traduction de Robert Storr s’impose d’abord en raison du rôle central qui a été le sien dans la réception d’une scène artistique américaine parvenue à maturité, émancipée de la tutelle européenne et capable d’articuler une tradition d’avant-garde suffisamment riche et continue pour susciter ses propres retours critiques. Storr se fait ainsi le chroniqueur attentif des séquelles du formalisme greenbergien, des surgeons de l’art conceptuel et minimal et de l’émergence du postmodernisme, qu’il observe avec une conscience aiguë des enjeux soulevés par les avant-gardes du début du xxe siècle. C’est précisément en dialogue avec les attitudes esthétiques propres aux avant-gardes et à la postmodernité que, bousculant les hiérarchies, il s’intéresse avec une inlassable curiosité aux pratiques les plus traditionnelles et à la culture populaire – avec une longue prédilection pour les formes du grotesque. De cette ouverture témoigne également son attention à la circulation de la production contemporaine entre Europe et Amérique du Nord. Observateur avisé des débats politiques et sociaux qui nourrissent la création artistique, il développe enfin un discours critique, sensible à l’expression des minorités, qui anticipe l’ambition des studies sans jamais renoncer à l’exigence conceptuelle ni céder aux modes intellectuelles. La production critique de Robert Storr s’illustre également par sa qualité littéraire et intellectuelle, nourrie d’une connaissance approfondie de la théorie et de l’histoire de l’art mais aussi de l’expérience du travail en atelier et du processus de production. La situation de chaque artiste dans l’histoire, il ne l’appréhende pas seulement en fonction du développement logique de chaque discipline à l’intérieur du vaste processus de la modernité – comme le formalisme américain s’y est longtemps astreint –, mais aussi des nécessités propres à l’artiste, de sa biographie et de son environnement matériel dans un contexte social donné.
