Dans le jardin de Monsieur Louis
par Olivier Domerg
Crédits & contributions
- ÉditeurATELIER CONT
- Parution11 septembre 2026
Prix TTC
Il y a trois ans, Olivier Domerg effectue une résidence à la Maison Julien Gracq, à Saint-Florent-le-Vieil, pour travailler sur la Loire (projet qu’il poursuit, par ailleurs, depuis lors). Dès son arrivée, touché par ce lieu, il est amené, en marge du travail prévu, à prendre des notes sur cette maison et son jardin, ainsi que sur leurs abords immédiats — quai et berges de Loire, face à l’île Batailleuse. "Dans le jardin de Monsieur Louis", on retrouve, tout naturellement, les questions qui se sont posées alors à l’auteur : Qu’est-ce qui fait qu’un lieu vous touche ? Qu’est-ce qui fait que vous vous y trouvez bien et que vous êtes, s’agissant d’écriture, comme aimanté et alimenté par lui ? Quels sont ces paysages et ces sensations qui, dès lors, le définissent et vous nourrissent ? Et, enfin, quel est cela qui « vous traverse », et parfois « vous bouleverse », au point de devenir sujet et objet à part entière d’un livre que vous n’aviez pas prémédité ? Si l’on fait abstraction, un tant soit peu, de la présence ou de l’absence de Gracq dans cette maison et ce jardin où il n’est plus (même si son souvenir y est tenace), c’est un lieu qui, du fait de sa situation et de ses qualités propres, se suffit à lui-même, et pour lequel l’auteur prend parti ; cherchant à « faire corps avec lui », à se couler en lui, attentif au régime des impressions et à tout ce qui survient, lorsqu’on y est, lorsqu’on y vit, dans « l’ordre des sensations et le désordre du vivant ». Ce livre procède, donc, par imprégnations ou touches successives, stances ou paragraphes qui, s’entrelaçant, tissent une forme poétique, propice à ce genre d’écrit. Les notations s’enchâssent et s’entrecroisent, au plus proche des sensations que dispense le lieu, ainsi que de ce dont il est le siège, la vie animale et végétale qui l’anime, les personnes qui y travaillent ou y résident, l’ancrage du vivant et des micro-événements : bruit du fleuve, passage du temps, ombres et lumières, épiphanies de saison ! Toutes ces notations, jouant sur ces thèmes et leurs variations, font le pari de la consonance, de l’interruption et du retour, pour s’inscrire, au final, dans une composition générale qui emprunte ces indications de tempo à la musique : Andante, pour la première partie, Allegro, pour la seconde ; Partita étant le sous-titre de l’ensemble !
