À l’ombre, mon frère

par Alexandra Castard

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Je passais mes après-midis au rayon jeunesse de la bibliothèque municipale, j’ai lu tous les témoignages de guerre à ma disposition, en débordant un peu sur la section adulte, je devais sentir qu’il fallait la préparer. C’est là que j’ai vu, sur le présentoir « Horreur et fantastique » de la bibliothèque, le roman « Sac d’os » de Stephen King. J’avais trouvé le nouveau surnom de mon petit frère, qui était à l’époque une boule de nerfs et d’os. Cet épisode suscite encore notre hilarité, nous rions des affres d’avoir une sœur aînée intello et espiègle qui tire parti de ses 2 ans et demi d’avance. C’était de bonne guerre, considérant l’état de mon étage de lit superposé infesté de chewing-gums mâchés et autres délicatesses gluantes. Depuis, la prison lui a tanné le cuir, il a pris de la masse derrière les murs. Un dos argenté, comme ils disent. L’irrévérence du retournement de stigmate, la superbe. Oscillations entre la cale, le ghetto et le placard, une captivité sans fin ? Du sang de dos argenté aperçu dans mes veines Je représente les vrais youv’ qui tiennent Déter et solide à chaque peine […] Toutes les peines que l’on surmonta, tu aurais fini six pieds sous Terre. Cinq Deux Paname, Sans titre, 2020