Et pourtant, ils ne diront pas combien nous aurons veillé
Crédits & contributions
Prix TTC
Une femme marche sur un trottoir de Bruxelles. Elle passera la nuit dans un théâtre de la ville pour une veillée de poésie. Un temps décalé entre rêve et réalité où les images affleurent en moulant des existences parallèles et le souvenir se dédouble en identités autres. La nuit avance sur l’estrade du théâtre avec ses créatures féeriques. Telle une poupée russe, elle abrite des vies lointaines, étrangères, mais qui partagent l’intimité d’appartenir à la même traversée humaine, entre chemin individuel et destinée collective. Parmi ces parcours d’errance, les premiers rituels funéraires des Néandertaliens croisent les migrants noyés dans la Méditerranée. Une enseignante de musique muette fait écho aux acteurs atteints de maladie mentale d’une compagnie théâtrale italienne : Corianda, Mino, Lucio, Marianna. En rentrant dans leurs personnages, chacun d’entre eux se transforme, adhère à son vrai Soi. En Afrique, Sapiens apprend le deuil des adieux avec l’enterrement du petit Mtoto en laissant en héritage à sa descendance la résilience à la douleur. Et encore, l’Annonciation d’un étranger en déroute, une femme réveillée en pleine nuit par un appel extra-sensoriel, un ange au milieu d’une foule. Une comédie humaine qui traverse l’espace-temps, un chant de compassion pour la fragilité des êtres humains, pris dans leurs batailles dans l’ombre et, en même temps, dans un impérissable héritage de vivance.
