Je regarde dehors
par Timéa Wenger
Crédits & contributions
Prix TTC
Ça commence comme un inventaire à la Prévert, avant de rapidement s’affiner et se transformer en un portrait, celui de la grand-mère de l’autrice. Puis, de digressions en association d’idées, sans en avoir l’air, c’est son propre portrait que dresse alors l’autrice, à la manière d’un reflet dans l’eau un peu mouvant. Comme une pièce à deux faces, se sont donc deux visages qui se présentent côte à côte et se dévoilent alors à nous par petites touches, par anecdotes; d’un côté, Alice, la grand-mère, rangée, discrète, dans le contentement, mais à la mémoire de plus en plus vaporeuse; de l’autre Timéa, personnalité atypique, pleine d’obsessions et au regard curieux sur le monde. Le tout se lit comme un journal intime bourré d’humour, d’idées visuelles, de moments drôles et incongrus, dans une narration généreuse et pleine de fraîcheur. C’est lors d’un jury à l’École supérieur de bande dessinée et d’image (à Genève) que nous avons rencontré Timéa et découvert son travail de fin d’étude « Je regarde dehors », diamant brut que l’autrice a peaufiné pour la présente publication, un tout premier livre faussement léger et réellement attachant.
