Imaginaires comparés, pacifisme et construction des savoirs

par Cécile Boss

La fabrique de l'éducation comparée au Bureau international d'éducation à Genève entre 1925 et 1945

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29,50
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Au début du xxe siècle, l'éducation comparée est présentée comme une nouvelle science sociale capable de dépasser le modèle national. Elle est censée offrir une échelle d'analyse plus internationale, voire universelle, n'excluant ainsi personne sur son passage. Mais qu'en était il réellement ? Que recouvre précisément la notion d'éducation comparée ? Et celle d'universel ? Pour explorer cette histoire, nous suivrons les gestes et les idées d'un groupe d'employé.es qui, dès 1925, travaillent dans un petit bureau genevois devenu le Bureau international d'éducation (BIE). C'est en son sein qu'un dispositif d'éducation comparée est mis en oeuvre, fondé sur des techniques de documentation mondiale évoquant un « internet avant l'heure ». Mais ce dispositif ne constitue pas un simple instrument des sciences sociales : il entretient de fortes interactions avec la conjoncture pacifiste de l'époque et les organisations internationales qui la structurent. Il est également historiquement et socialement situé, tout comme les revendications internationalistes qui en émergent. Dès lors, cet ouvrage propose d'analyser l'éducation comparée dans un contexte de circulation transnationale des savoirs, dominé par un imaginaire profondément occidentalo-centré.