Fils de chien

par Slepian Vladimir

Crédits & contributions

EAN

Prix TTC

9,00
Indisponible

"Fils de Chien" a été publié dans la revue Minuit en 1974. Vladimir Slepian y met en scène un personnage qui, parce qu’il a tout le temps faim, veut devenir un chien. Le texte se présente comme un monologue adressé à de mystérieux interlocuteurs appelés “Messieurs”. Dans la lignée d’un Beckett, Vladimir Slepian nous mène aux frontières de l’absurde pour livrer une profonde réflexion sur l’aliénation, la folie, les rapports de force inhérents à notre société. La richesse de "Fils de Chien" tient aussi à sa structure. Le narrateur est un homme qui veut devenir un chien, mais le texte est introduit par une “Note du propriétaire” qui nous dit qu’il s’agit bien d’un chien, mort écrasé par une voiture et que c’est lui, le propriétaire, qui a transcrit cette rage graphomaniaque du chien. Texte-poème manifeste, "Fils de chien" a maintenu vivante l'aura d'un écrivain sans œuvre, grâce à l'intermédiaire de Gilles Deleuze et Félix Guattari qui dans "Mille plateaux" (éditions de Minuit, 1980), en font l’un des modèles du Devenir-animal. La mort de Vladimir Slepian à Saint-Germain-des-Prés en 1998, a ajouté à sa mythologie : la légende dit qu'il est mort de faim dans la rue, faisant écho au destin de son personnage dans "Fils de chien". Aurélia Georges a réalisé, en 2007, un film qui s’inspire de Fils de chien et de la vie de Vladimir Slepian : "L’homme qui marche".