À LA RECHERCHE D’ABBEY
Crédits & contributions
- ÉditeurFONDEURS BRIQUE
- Parution22 mai 2026
- CollectionSacrilège
Prix TTC
Edward Abbey (1927-1989) est l’écrivain écologiste nord-américain le plus célèbre du XXe siècle. De son amour pour les déserts de l’Ouest des États-Unis et de son expérience de garde-forestier dans les parcs naturels, il tirera la matière de son oeuvre. Auteur de 8 romans et d’une quinzaine de volumes d’essais, récits de voyage, journaux ou poésie, il est devenu depuis les années 1960 une icône des éco-activistes et une source d’inspiration pour les tenants d’une pensée libertaire promouvant la désobéissance civile et l’action directe contre les dérives de la société techno-industrielle. Héritier de Henry David Thoreau, il a inspiré des auteurs tels que Jim Harrison, Thomas McGuane ou Ron Rash. Son premier roman, The Brave Cowboy (1956) a été adapté au cinéma en 1962, sous le titre Lonely are the Braves, à l’instigation de Kirk Douglas, qui y trouvera l’un de ses rôles favoris. La parution aux États-Unis de Desert solitaire (1968 ; en français chez Hoëbeke en 1999, puis Gallmeister, 2010) puis de The Monkey Wrench Gang (1975 ; Le Gang de la clef à Molette (Stock, 1997 puis Gallmeister, 2006) l’installent comme une figure centrale littéraire et militante de la défense de l’environnement, qui donnera naissance (avec les ouvrages d’Aldo Leopold et de Rachel Carson) à Earth First!, organisation écologiste radicale qui prendra comme logo... une clef à molette! Fasciné par Abbey et son oeuvre, Sean Prentiss part sur ses traces, à travers les lieux où Abbey a vécu, rencontrant ses amis (les écrivains Doug Peacock, modèle du personnage de Hayduke dans Le Gang…, et Jack Loeffler, ou encore David Petersen, son éditeur), puis à la recherche de la tombe d’Abbey que ses proches ont enterré secrètement dans un désert de l’Ouest, que l’écrivain aimait tant. Plus qu’une simple aventure, ce voyage est pour l’auteur une véritable quête, celle de lieux sauvages non bouleversés par l’action de l’homme, et d’un foyer où s’installer. C’est aussi, à l’image des livres d’Abbey, une élégie pour la nature indomptée, pour un art de vivre loin des centres urbains. S’appuyant sur une lecture assidue de son oeuvre, en particulier de ses journaux (non traduits jusqu’alors en français), Sean Prentiss arrive à faire vivre la pensée d’Abbey et à prolonger son influence, plus de 35 ans après sa disparition.
