LA PENSÉE STRATÉGIQUE RUSSE
Crédits & contributions
- ÉditeurSIGEST
- Parution10 mai 2011
- CollectionVie politique
Prix TTC
La disparition de l'Union soviétique, le 25 décembre 1991, au crépuscule d'un siècle désenchanté, ne fut pas seulement la « plus grande catastrophe géopolitique du siècle ». Elle fut aussi une rupture radicale dans la pensée stratégique russe, contrainte d'abandonner une vision trop idéologique d'un monde bi-polaire, pour une approche plus réaliste des menaces périphériques issues d'Asie et d'Occident. Désormais, la Russie post-communiste se retrouve face à de nouveaux défis, sur l'Échiquier eurasien et face à l'Amérique, structurellement guidée par la ligne « anti-russe » de Z. Brzezinski. Dans le contexte d'une conflictualité latente, surgie des méandres de la Guerre froide et menaçant la stabilité de l'espace post-soviétique richement doté en énergies, la Russie mène une stratégie de reconquête régionale en vue de son retour comme grande puissance. En tant que « pivots géopolitiques » de stratégies ambitieuses, les républiques de l'ex-URSS deviennent les leviers d'une lutte d'influence. En dépit du récent rapprochement russo-américain, célébré par le sommet de Lisbonne de novembre 2010, le nouveau discours stratégique russe maintient une forte préoccupation sécuritaire. Contrairement à la croyance illusoire d'une "fin libérale" de l'histoire porteuse d'une paix éternelle, Moscou est contrainte à une veille stratégique, au cœur de l'Eurasie. Troublante inertie.
