Autoportrait de l'art japonais
par Nobuo TSUJI
Crédits & contributions
- ÉditeurFLEURS PAROLE
- Parution08 mars 2011
Prix TTC
« Depuis de nombreuses années, j’ai tenté au travers de mes recherches de mettre au jour les caractéristiques de l’art japonais, des constantes qui réapparaîtraient toujours, malgré les vagues d’influences artistiques venues du continent et, plus récemment, d’Europe. J’en ai notamment présenté deux. La première est le « décoratif » — kazari. Kazari a la même signification que sôshoku (ornementation). Mais contrairement à sôshoku qui fut introduit dans le vocabulaire japonais à l’époque Meiji, kazari a été utilisé depuis l’antiquité. Ce terme qui se retrouve dans de nombreux mots composés est profondément lié à la vie quotidienne des Japonais. Il nous permettra de comprendre le lien existant entre la culture japonaise et l’ornementation ou les arts décoratifs. La seconde est le « jeu » ou « l’enjouement » — asobi, playfulness en anglais. Dans son Homo Ludens, Johan Huizinga suggère qu’un profond sens du jeu se cache derrière l’austérité apparente du mode de vie des Japonais. De nombreux exemples puisés dans l’histoire de l’art japonais démontreront la justesse de cette intuition. » — Nobuo Tsuji
