Et qu'advienne le printemps

par Samuel Zittoun

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Lors de la séparation, l’océan se retire, emporté par les vagues. Un désert de temps prend sa place. Il s’étire et s’affine dans un prolongement ; afin d’adoucir le goût du vide, afin de tamiser l’espace flou et brutal laissé là. On disait : « Je es, Tu suis. » Il faut réapprendre à ouvrir, à parler, à écrire. À s’ouvrir, ouvrir ses lèvres, inspirer l’espérance. À parler : « Je serai, Tu seras ». Et puis écrire Écrire les paradoxes, et le printemps.