L'HOMME DE LA SCIERIE
par Andre Dhotel
Crédits & contributions
- ÉditeurSCEAU TABELLION
- Parution28 mai 2020
Prix TTC
Roman phare du "premier" Dhôtel, construit sur un flash-back époustouflant. Une première pour l'époque, dans le roman français de l'immédiat après-guerre. L’homme c’est Henri Chalfour. Au tout début du livre, Henri est mort. Pas pour de vrai. Seulement aux yeux des autres semble-t-il et le ton est donné : « Le plus désagréable dans l’aventure de Chalfour c’est que les copains et les gens du village s’obstinaient à le considérer comme un mort ou un déterré, ce qui n’était pas tout à fait inexact, mais discourtois. » Une sorte de Lazare qui ressusciterait d’entre les morts. Il est vrai qu’il a disparu pendant cinq jours. Qu’a-t-il fait tout ce temps ? Il n’en sait plus rien… Le lieu c’est la scierie. Henri y travaille. Il y accomplit des tâches ingrates, pénibles et répétitives. Pas du genre à se plaindre pour autant. Autour de la scierie, un canal, un pont, des collines, une forêt, une voie ferrée. Autant de choses autrement immuables. L’homme vacille. Il est sujet à des troubles de la vision. Il y est sujet depuis longtemps, depuis qu’il a été littéralement ébloui autrefois, dans son enfance, par des gerbes d’eau qu’avaient fait voler les sabots d’un cheval. « Peut-on être ébloui par des souvenirs ? ».
