Le chant des mortels
par Jean Lauxerois
Crédits & contributions
- ÉditeurEDITIONS ATMEN
- Parution25 avril 2026
- Collectionau mot près
Prix TTC
La Grèce antique — sa poésie : épique, lyrique, tragique, nouvellement traduite par Jean Lauxerois et rassemblée en un ouvrage, ou plutôt : « assemblée en un ouvrage », car c’est bien là l’ambition de ce nouveau livre des éd. atmen d’un type nouveau lui aussi : redonner à lire Hésiode, Sophocle, Eschyle, Homère, et bien d’autres encore, autrement : à la façon des rhapsodes de cette même Grèce antique. Ces derniers avaient l’art et la manière d’assembler différents poèmes, de différentes origines : de les lier ensemble, par l’improvisation parfois, en un chant qui alors rassemblait celles et ceux qui l’écoutaient. A proprement parler, leur nom le dit — « rhapsodie » vient de « rhaptein » et « ôdê » — : ils cousaient un chant. C’est exactement ce que tente ici Jean Lauxerois au fil de ce qui est bien plus qu’un thème pour la poésie, la pensée grecques : ce à l’intérieur de quoi toute pensée-poésie se tient, a son site : le savoir de notre être-mortel. C’est ainsi, par le terme de « mortels », que les Grecs se désignaient eux-mêmes, et non pas d’abord, comme on a l’habitude de le penser, du nom d’« anthropos » — « homme ». Cet ouvrage est donc tout sauf un simple recueil de textes épars, un florilège ou même une anthologie de la poésie grecque antique. Douze courtes notes — d’une rare clarté — placées au seuil de ce chant en ménagent l’accès : elles font la lumière sur le lointain, c’est-à-dire le fond de scène, à partir duquel il se déploie.
