Avale-tout
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Prix TTC
Dans Avale-tout, les corps se transforment, prolifèrent et dévorent. Sept nouvelles où centaures, zombies, nisses et vampires ubissent des métamorphoses radicales — et l’écriture mute avec eulles. Roudoudous vaseux, courges éventrées et saucisses de mort-flats : ces récits tissent une cosmogonie du gluant, du spongieux, du répugnant toujours comestible. On y prépare des festins suspects, où la frontière entre hôte et plat principal s’effrite. Les protagonistes — qu’iels soient centauresses métamorphosées, changelins domestiques ou rafales insufflant leur mélancolie dans des tubercules — ébranlent les frontières poreuses entre espèces, genres et règnes. Face aux mutations corporelles, la langue abonde : néologismes pullulants, grammaire qui défait les binarités, syntaxe qui s’étire et se contorsionne. La prose elle-même devient territoire de contamination, absorbant vocabulaire scientifique, argot inventif, onomatopées tactiles, listes expansives. Entre science-fiction queer, body horror sensuel et fable écologique, Avale-tout défend une vision impérieuse : la survie passe par la contamination consentie, l’hybridation joyeuse, les symbioses viscérales. Une invitation jubilatoire à avaler tout ce qui grouille.
