Stu Mead, l'Indomptable
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Xavier-Gilles Néret défend dans son essai Mais que salubre est l’imaginaire indomptable une position en faveur de la liberté absolue de création artistique, en la plaçant au cœur d’une société supposée ouverte et vivante. Il met en avant que l’art de Stu Mead, bien qu’explosif et parfois choquant — notamment par ses représentations de jeunes filles dans des scènes érotiques ou profanant des rites religieux —, n’a pas pour objectif de provoquer par provocation ou de transmettre un message moralisé. Au lieu de cela, Néret insiste sur le fait que l’art de Mead explore sans autocensure les profondeurs de l’imagination, qu’il considère comme la « reine des facultés » selon Charles Baudelaire. Il rejette toute interprétation a priori ou moralisation de l’œuvre, la défendant comme une forme de liberté intellectuelle et esthétique. Le livre devient ainsi une invitation à défendre les artistes contre toute tentative d’instauration d’une « police de l’imaginaire », en mettant l’accent sur la valeur salubre et nécessaire de l’indomptable dans l’art contemporain.
