L’OISEAU QUI CRIE JUSTICE - TA

par Zaytoun, Manaf

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Une ancienne légende arabe dit que de la tête d’un homme assassiné surgit un oiseau qui se lamente sans cesse près du tombeau, jusqu’à ce que justice soit faite par l’un des proches du mort.Manaf Zaytoun récidive, mais un cran plus haut. Après avoir, dans Qalilonn minal mawt (Un Brin de mort), donné à un « ressuscité » une deuxième chance pour rectifier sa vie, le voici avec Tâër al sada (L’Oiseau qui crie justice), qui force les limites de la causalité euclidienne.Omayya, un étudiant introverti et solitaire, est accosté par une luxueuse berline blanche à la sortie de l’université. Au volant, Renwa, une étudiante qu’il connaît de vue mais qu’il déteste, peut-être parce qu’elle est belle et charismatique. Renwa l’invite à déjeuner chez elle. Dans l’appartement, les deux corps se frôlent puis s’enlacent, et les sens halètent… Soudain, une voix d’homme venue de nulle part demande au jeune homme si cela lui a plu. Omayya se réveille. Ce n’était qu’un rêve.Pourtant, cette rencontre entre les deux va se reproduire en réalité, à l’identique. Les rêves vont se poursuivre, leur correspondance avec la réalité va croître et la voix va continuer à hanter Omayya, à le pousser vers un but inconnu.Quel est le lien entre le père de Renwa, un mafieux, et la mère d’Omayya assassinée ? Pourquoi Renwa est-elle parfois si mélancolique ? Qui est la voix dans les rêves ?Une enquête para-policière qui se déroule dans un univers nervalien, entre rêve et veille.