Est-il permis de se tromper ? Penser la tolérance au Moyen Age
Penser la tolérance au Moyen Âge
Crédits & contributions
- ÉditeurED SORBONNE
- Parution29 janvier 2026
- CollectionPhilosophie
Prix TTC
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Entre le xii e siècle et le xvi e siècle, les théologiens médiévaux, en discutant de la possibilité d’excuser l’erreur en matière de foi, ont posé les conditions intellectuelles pour penser la tolérance religieuse. Leurs débats, largement méconnus, voire ignorés des philosophes, permettent de comprendre comment, dans le cadre d’une religion exclusiviste – le christianisme médiéval –, qui refuse tout salut en dehors de l’Église et sans adhésion à une vérité dont l’institution ecclésiale est la seule garante, il est tout de même envisageable de reconnaître, voire d’autoriser, la déviance religieuse. Or, c’est précisément quand le lien entre vérité et salut est suspendu que la tolérance religieuse et la liberté de conscience deviennent théoriquement pensables. Les débats autour de l’excuse du péché, en particulier du péché d’infidélité, étudiés dans cet ouvrage mettent au jour les concepts d’ignorance invincible et de conscience erronée, utilisés par les théologiens pour rendre compte du problème de l'hétérodoxie.
