La parole aux adoptés
par Hélène Laffitte
Mise en récit de soi et histoire collective
Crédits & contributions
Prix TTC
Des générations d'enfants adoptés sont devenues aujourd'hui des adultes capables de s'exprimer sur le sujet de l'adoption internationale. Des organisations de personnes adoptées se sont créés et souhaitent être reconnues en tant qu'acteur à part entière au sein des institutions françaises de l'adoption, lesquelles sont composées majoritairement d'associations de familles adoptives et de professionnels de l'adoption, souvent eux-mêmes parents adoptifs. Aujourd'hui, les associations de personnes adoptées souhaitent qu'une véritable réflexion soit possible afin d'améliorer le devenir adulte des enfants adoptés en recentrant le débat sur la personne adoptée elle-même et en la prenant comme point de départ de la réflexion. Ainsi a été créée en 1995 l'association Racines Coréennes, en 2005, la Voix des Adoptés, par des jeunes adultes d'origines sud-américaines, puis en 2012, le Conseil national des adoptés à l'initiative de responsables d'associations impliqués dans l'adoption. Cette première génération d'organisation de personnes adoptés considère que les personnes adoptées ont une parole à porter. Depuis 2020, des personnes ayant été adoptées à l'étranger, engagées dans une démarche de recherche de leurs origines, ont découvert des pratiques illicites dans leur processus d'adoption. Les médias s'en font l'écho et de nouveaux répertoires d'action collective — en particulier les « plaidoyers », « collectifs » et « pétitions » — émergent sur Internet pour demander aux Etats de faire la lumière sur ces pratiques. L'ouvrage se donne ainsi pour objet de saisir les évolutions de formes inédites d'expression et auto-organisation dans une histoire du changement social et politique en matière d'adoption internationale.
