Discours de la servitude volontaire
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- ÉditeurPOINTS
- Parution13 novembre 2026
- CollectionPoints Essais
Prix TTC
« C’est le peuple qui s’asservit, qui, ayant le choix ou d’être serf ou d’être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. » Texte fondateur de la pensée politique moderne, le Discours de la servitude volontaire (écrit en 1548, publié en 1572) d’Étienne de La Boétie interroge un bien étrange paradoxe : Comment se fait-il que des peuples acceptent d’obéir à un seul homme, parfois faible ou cruel, alors qu’ils seraient plus forts que lui s’ils s’unissaient ? pourquoi en vient-on à obéir à autrui ? La Boétie montre que le pouvoir politique du gouvernant, ou du tyran, repose moins sur la force réellement exercée que sur le consentement des sujets, entretenu par la coutume, l’habitude, la peur pour leur vie, ou encore le gout pour des loisirs bassement matériels. Cette « servitude volontaire » se transmet au fil des générations, au point que les hommes finissent par aimer leurs chaînes. L’auteur en appelle alors à une révolution intérieure : il ne s’agit pas de renverser violemment le maître mais simplement de décider de « ne plus le servir » pour renouer avec la liberté naturelle. Par leur désobéissance, les peuples peuvent renverser les régimes tyranniques. Texte subversif et radical, le Discours constitue une référence majeure pour comprendre les mécanismes de la domination politique, en mettant en lumière la responsabilité des citoyens dans leur propre liberté. Étienne de La Boétie (1530-1563) est un écrivain, magistrat et philosophe humaniste, ami intime de Montaigne. Son Discours sur la servitude volontaire le rend célèbre et influence de manière décisive la philosophie politique.
