L'histoire vraie d'un Enfant Sauvage en France
Prix TTC
L'enfant sauvage réunit deux textes d'Itard consacrés au « Sauvage de l'Aveyron » : un Mémoire daté (1801) sur ses « premiers développements », suivi d'un Rapport sur ses « nouveaux développements ». L'ensemble s'ouvre par un Avant-propos qui discute la question de l'« homme véritablement sauvage » et insiste sur l'importance de l'observation et de l'histoire particulière d'individus trouvés isolés, pour « déduire » ce que l'homme doit à l'éducation. Le Mémoire commence par un récit factuel des circonstances : un enfant « de onze ou douze ans », aperçu puis capturé « vers la fin de l'an VII » dans les bois de la Caune, nu et se nourrissant de glands et de racines, est confié à une veuve, s'évade, puis est repris après être entré « de son propre mouvement » dans une maison du canton de Saint-Sernin ; il est ensuite transféré à Saint-Affrique, puis à Rodez, avant que des ordres ne soient donnés pour l'amener à Paris « vers la fin de l'an VIII ». Itard explique son double objectif : décrire l'état physique et moral de l'enfant et rendre compte des moyens employés pour son développement, en s'attachant à des faits observés (comportements, attention, imitation, réactions aux sons, communication par signes, etc.) et à une progression méthodique plutôt qu'à une simple narration chronologique. Le texte met ainsi au premier plan une réflexion sur le lien entre éducation, développement des facultés et vie sociale, à partir d'un cas suivi sur la durée et rapporté sous forme de mémoire et de rapport.
