Etudes mongoles et sibériennes, n° 19-20/1988-1989

par Marie-Dominique Even, EVEN MARIE-DOMINIQU

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Ancré dans les pratiques rituelles des petites sociétés de chasseurs sibériennes, le chamanisme mongol s'est adapté aux conditions nouvelles imposées par l'élevage. Aux esprits zoomorphes, dispensateurs du gibier, se substituent comme partenaires surnaturels des esprits d'origine humaine, mués en ancêtres, garants de la prospérité des hommes et du bétail. Parallèlement, à la vaste forêt indifférenciée où les chasseurs tirent leur subsistance s’opposent des territoires de pâturage bien distinct auxquels s’identifient des communautés d’éleveurs. Nous devons au grand folkloriste et philologue mongol B. Rinchen d’avoir, au mépris des directives « culturelles » en vigueur dans la Mongolie communise, collecté les textes traduits et commentés ici. Souvent emprunts de bouddhisme, ils témoignent de croyances chamaniques vivaces, en particulier chez les populations périphériques (Darhad, Bouriates, Urianhaj).