BORDEAUX AU TEMPS DES ANNEES FOLLES

par Hubert Bonin

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Oui ! 1925 « fait date » en Gironde !$RC$$RC$Il y a cent ans, Bordeaux est confrontée à des défis d’envergure ! En effet, en pleine période d’inflation, il faut approfondir la relance d’une économie marquée par la Grande Guerre et une récession et donc mettre en œuvre les stratégies des actions nécessaires. On doit ainsi construire des quais portuaires adaptés à la reprise du trafic et lancer le Port autonome de Bordeaux ; concevoir un aéroport « futuriste » ; mieux incorporer la banlieue dans les réseaux de transport en commun. $RC$Les entreprises doivent veiller à inscrire plus encore la ville dans la seconde révolution industrielle, et la Chambre de commerce et d’industrie agit en force de mobilisation. La grande bourgeoisie tient la barre, comme sur la place du vin, dans le négoce mais aussi, souvent, dans la philanthropie et la culture.$RC$Les élites plaident pour « la modernité » ; le symbole et l’expression de ce désir ont été la foire-exposition et la Foire du travail et, à Paris, une participation active au Salon de l’exposition internationale des arts décoratifs, comme le prouve la Tour des vins dressée sur l’esplanade des Invalides ; des artistes, des artisans et des architectes sont parties prenantes dans ces projets, en signe à la fois de la vitalité créatrice et d’une modernité prometteuse. $RC$Pourtant, la poussée du peuple des usines, des transports ou du port explique la victoire de la gauche aux élections municipales, conduite par le député Adrien Marquet. Une nouvelle étape s’ouvre dès lors (écoles, urbanisme, etc.), en un tournant clé. Oui, on peut suggérer que l’année 1925 « fait date » en Gironde !$RC$$RC$Hubert Bonin est professeur honoraire à Sciences Po Bordeaux et chercheur à Bordeaux Sciences Économiques-Université de Bordeaux. Il est spécialiste d’histoire bancaire et financière et de l’histoire économique contemporaine de Bordeaux.$RC$