JOURNAL DE GUERRE suivi du JOURNAL DU MÉTÈQUE 1939-1942
Crédits & contributions
- ÉditeurLA THEBAIDE
- Parution16 mars 2026
- CollectionHistoire
Prix TTC
Drôle de guerre pour le drôle de pistolet qu’est déjà Jean Malaquais lors de sa mobilisation en 1939, bien qu’apatride. Il dégaine son stylo pour pointer les réalités déplaisantes de la farce sinistre dont il n’est qu’un participant involontaire et non désiré. Grande gueule, il ne se mêle pas au troupeau, observe événements et congénères sans concession. « Si jamais je me tire vivant de cette guerre dont je n’ai encore rien vu, je voudrais que mon témoignage ait le goût du sang vomi sur une feuille vierge que l’on donnerait à mâcher au lecteur. » (3 déc. 1939). Le mauvais prophète est aux avant-postes de la veulerie humaine racontée en un style vif et une verve toute célinienne. La guerre et le peuple le fascinent. L’individualiste et l’aristocrate dans l’âme sera à la fête pendant neuf mois avec entre autres les bons pères de famille grossiers et vulgaires dans les chambrées. La débâcle de juin 40 avec Kaldor vire à l’épique dans le pays occupé avant de rejoindre Paris pour ensuite fuir, encore et toujours. De chair à canon, Malaquais devient gibier pourchassé, métèque à temps plein avec sa compagne Galy en raison de la politique de Pétain. Dans le Sud, il a pour ennemis la Gestapo, la police, les délateurs. Jean Giono et Varian Fry les secourent avant qu’ils ne quittent Marseille. L’auteur en colère compose avec franc-parler un journal d’anthologie dont l’urgence reste intacte. Ce portrait de l’époque incite à réfléchir à la nature humaine confrontée aux temps agités, avec des choses pas agréables à dire, encore moins à lire, le vernis de la civilisation se craquelle si vite... Un acte de résistance à toutes les guerres.
