Récit de la forêt bavaroise
Crédits & contributions
- ÉditeurCOOPERATIVE
- Parution02 octobre 2026
Prix TTC
Écrit en novembre 1867, Récit de la forêt bavaroise est la dernière œuvre d’Adalbert Stifter, qui mit fin à ses jours peu de temps après l’avoir terminé, en janvier 1868. Ce texte autobiographique rend compte d’événements survenus un an plus tôt, en novembre 1866. Après un été puis un début d’automne passés dans les Alpes bavaroises sur l’ordre de son médecin, l’écrivain laisse son épouse et la nièce de celle-ci regagner leur résidence de Linz, en Autriche, car il désire prolonger le plus longtemps possible son séjour pour profiter d’une température encore clémente. Mais bientôt, Stifter reçoit des nouvelles inquiétantes de la santé de son épouse et décide d’aller la retrouver sans tarder. Cependant, on est à la mi-novembre et, soudain, le beau temps fait brutalement place à de fortes chutes de neige. Ayant décidé de partir malgré tout, l’écrivain se trouve pris dans une tempête d’une violence inouïe dont la description lui inspire des pages d’une beauté inquiétante. C’est que la nature, dans son déchaînement, révèle sa puissance fascinante et dangereuse, réduisant à néant toute prétention de l’homme à la dompter. Miroir privilégié de l’âme de l’écrivain à travers son œuvre entière, la forêt semble ici refléter son tourment intérieur tout en l’emplissant d’une exaltation qui l’entraîne déjà au-delà de ses propres limites. Dans sa postface, Wolfgang Matz, responsable de l’édition de référence des nouvelles de Stifter et auteur de la biographie la plus complète consacrée à l’écrivain, part du relevé des écarts entre le récit et les faits réels pour donner de cet ultime chef-d’œuvre une lecture novatrice qui en dégage la valeur testamentaire, le cataclysme raconté prenant alors l’allure d’un signe du destin.
