Librairie Blanche

Un diplomate au Japon

par Ernest Mason Satow

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Le Japon des années 1860 est sur le point de connaître une immense transformation. Le shogunat, le gouvernement militaire centralisé établi par Tokugawa Ieyasu en 1603, qui ne laissait à l’empereur qu’un rôle symbolique, est au bord de l’effondrement , il a été forcé d’abandonner le sakoku, la politique isolationniste qui interdisait aux Occidentaux presque tout contact avec le pays, après l’expédition militaire américaine de Matthew Perry en 1853, et son pouvoir est contesté par de nouvelles factions nationalistes aussi bien que par des seigneurs régionaux. C’est la tumultueuse période du Bakumatsu, prélude à la restauration du pouvoir impérial pendant l’ère Meiji. C’est dans ce contexte qu’Ernest Satow, jeune étudiant interprète du service diplomatique britannique, âgé d’à peine dix-neuf ans, arrive dans le pays. Il est tout de suite plongé dans de multiples crises : le meurtre d’un marchand anglais par les gardes du daimyō (seigneur local) de la province de Satsuma, la rébellion du clan de ChōshÅ« contre l’ouverture du shogunat au Occidentaux, qui aboutira à une expédition militaire conjointe des jointe par les Britanniques, Français, Néerlandais et Américains, l’incident de Bizen, où un malentendu entre deux marins français et des troupes japonaises aboutit à un échange de tirs, le grand incendie qui rase le quartier étranger de Yokohama... Mais ces évènements sont bientôt éclipsés par la révolution qui enflamme le Japon. En 1868, Satow est aux premières loges de la fin des deux siècles du shogunat Tokugawa, de la guerre civile qui oppose ses partisans à ceux de l’Empereur et du triomphe de celui-ci, qui donne au Japon un nouveau régime, une nouvelle capitale, Tokyo, et une nouvelle société où les samouraïs sont relégués au rang de reliques de l’ère féodale. En parallèle de la métamorphose du Japon, Ernest Satow évolue lui aussi. Il apprend bien sûr le japonais, langue dont il sera l’un des grands promoteurs dans le monde anglophone, devient un calligraphe enthousiaste, se plonge dans l’histoire et la culture du pays et avance dans sa carrière diplomatique. Ses mémoires de la période, adaptés de son journal, sont un récit remarquable de sa rencontre d’une riche civilisation dont il met des années à comprendre les nuances, et qu’il apprend peu à peu à apprécier à sa juste mesure – aussi bien qu’un témoignage de première main de l’un des moments les plus importants de l’histoire japonaise.